mercredi 13 août 2008

Collocs, la suite

Olivier s'amuse...
Chappattis time, by Hadrien qui en plus de faire des syntheses a Sciences Po fait maintenant des chappattis (les galettes qui remplacent le pain et c'est tres miam!)
Olivier s'amuse encore...
Sinon, c'est range chez nous
corvee de vaisselle, avec Olivier et Zoe

Collocs

Ensuite ont débarqué Paul et Jordan, from Canada. Nous avons pu obtenir l’appart à l’étage au dessus dans lequel j’ai emménagé avec Nina, Hadrien (celui des Mines), Jordan et Paul. Ambiance franco-canadienne vraiment très cool, entre glande devant la télé pour regarder les JO, parties de poker et de président, et cuisine délicieuse de Jordan.

Collocs

Le camp de romanos


(la magnifique collection de chaussettes d'Olivier)



Nous avons 4 nouveaux roomates : 2 French, Hadrien et Olivier, venant des Mines de Saint-Etienne, et deux Canadiens, Jordan et Paul, grâce à qui nous avons du peanut butter dans le garde-manger.
L’arrivée d’Olivier et d’Hadrien fut plutôt originale ; ils ont sonné à notre porte un samedi matin pour nous demander if we spoke French parce qu’un Mauritien leur avait dit qu’il y avait des Français ici. Ils ont squatté 5 jours, et l’appart s’est transformé en camp de romanos pour une semaine. Du grand n’importe quoi, bien que la pratique de l’anglais ne soit pas vraiment au goût du jour.

L’appart ; enfin installée !

Nous avons deux appart sur le campus. Il nous a fallu deux jours de ménage pour le rendre habitable. On nous avait dit qu’il serait nettoyé, mais vu la couche de poussière et de crasse, ça m’étonnerait. Une étape de franchi en tout cas. Pas du grand luxe certes, mais c’est déjà une grande avancée.

Au debut, nous avons pas mal de coupures d’eau le soir du a une mousson qui tardait a revenir : le réservoir d’eau vide, c’est tout de suite moyennement sympa ainsi que les inondations a cause des infiltrations lorsqu’il pleut et les coupures de courant assez frequentes (j’aime les cours dans la penombre !)… les joies de l’Inde. En mode camping assez regulierement !

Ameet, ou l'archetype du nationaliste hindou

Ameet est le type même du mec sans amis qui se sent « lonely here because my friends have moved on ». A la recherche d’amis, il est venu nous parler quand nous étions à la terrasse du Yogi Tree, le café du Surya Villa. Nous avons dîné avec lui le lendemain puis Camille, Zoé et moi sommes allées boire une bière avec lui, qui devait se sentir heureux comme un pacha d’être accompagné par trois filles blanches européennes. Une bonne occasion d’avoir un premier aperçu de ce qu’est un nationaliste hindou. Et oui, notre nouvel « ami » n’aime pas les musulmans : ils commettent des attentats, et sont responsables de la plupart des crimes en Inde. En plus, ils sont polygames car leur religion leur enseigne d’avoir trois femmes. Pour en rajouter une louche, ils font plein d’enfants, et c’est « bad for our country », ça ruine le pays. Ils sont aussi « disloyal », « you can’t trust them ». L’archétype même de la peur du musulman, finalement pas si différente qu’en France et en Occident.

Sinon pour Ameet, les Britanniques ont exploités les Indiens durant deux cents : ils se sont appropriés toutes les ressources et les richesses et ont réduits les Indiens en esclavage, empêchant le pays de se développer. Perception somme toute assez classique de l’ancien colonisé envers le colonisateur….

Et pour finir en beaute, LE texto d'Ameet pour le Friendship Day, auquel on a tous eu droit (gros moment de fou rire): "Friendship is not loving a perfect friend but loving a friend perfectly. I does not have a happy end because it simply does not end. Happy Friendship day my friend"... grand moment de delire: entre ca et les "now you're friends for life" il est devenu vite lourd le Ameet!! D'ailleurs, c'est une tendance de beaucoup d'etre tres pot de colle en amitie (pas tous bien heureusement), ce qui devient vite fatiguant.

Roadeo



La circulation est infernale, le code de la route presque inexistant. Le klaxon sert à la fois de clignotant, de rétroviseur, de signal pour dire aux conducteurs de devant que le feu vient de passer au vert et d’avertissement pour les piétons. On traverse n’importe où en slalomant entre les voitures, les motos, les rickshaws, les bus et les camions qui ne s’arrêteraient pour rien au monde. Les passages piétons ? Où ça ? Mais on prend vite le pli et traverser a l'arrache devient presque un jeu d'enfant.

Certaines voitures et motos font de la musique pour indiquer leur marche arrière... qui souvent me reveillent le matin, entre deux beuglement de vaches et 3 hurlements de marchands de fruits et legumes ambulants. Entendu : la Lettre à Elise, la musique du monde des poupées à Dysney (A Small World si mes lointains souvenirs sont bons) ainsi que la musique de Titanic, les Indiens en sont fans et la remixent à toutes les sauces. Sinon, ils n’ont pas de goûts musicaux de chiotte…

Pune




Pune est une ville champignon, en pleine expansion. Des quartiers modernes, clean, avec grands immeubles, malls, McDo et bars lounge côtoient de vieux quartiers de baraquements et d’entassement de boutiques en tôles, de marchands ambulants et de troupeaux de chèvres.
La végétation des berges de la rivière semblent laisser à l’abandon : les immeubles de la ville se distinguent derrière l’anarchie des arbres. La ville est en general pas belle, a part le vieux quartiers et ses batisses decrepits qui conserve un certain charme (d'autres photos viendront ;) )